Deborah Turbeville, Vogue américain 1975

Après avoir célébré Azzedine Alaïa lors de sa réouverture en septembre 2013, le Palais Galliera, musée de la mode de la ville de Paris, met à l’honneur la maison d’édition Condé Nast à travers les grands photographes qui ont fait et font encore aujourd’hui les pages glacées des magazines de mode dont Vogue, Vanity Fair, Glamour ou W. Après Berlin, Edimbourg et Milan, c’est donc au Musée de la Mode parisien que l’exposition s’installe pour trois mois. À partir du 1er mars.

Élégance et séduction: voilà la marque de fabrique du groupe de presse Condé Nast, groupe de presse, toujours en pointe de la photographie depuis près d’un siècle. Rédactrices en chef et directeurs artistiques ont su flairer, au cours du temps, les jeunes photographes dont l’avenir était prometteur. Propulsés au sommet de leur art, la plupart sont devenus de grands noms incontournables dans le milieu.

L’idée de Papier Glacé ? Présenter les premières images prises par les photographes phares de Vogue. Inez & Vinoodh, Peter Lindbergh, Patrick Demarchelier, Helmut Newton… Autant de carrières lancées sur papier glacé. En tout, le travail de près de quatre-vingts photographes constituera cette exposition événement. Nathalie Herschdorfer, l’historienne de la photographie à l’origine de Papier Glacé, estime que cette démarche est l’occasion « d’étudier comment leur style s’est construit, distingué, affirmé ». Mais cette exposition est aussi une façon de revenir sur plusieurs décennies de mode, de mannequinat et de créations à travers cent-cinquante tirages. D’ailleurs, pour l’occasion, une quinzaine de pièces de couturiers ont également été prêtées par le Palais Galliera. Dont l’iconique robe Mondrian d’Yves Saint Laurent. Une exposition en forme d’hommage, donc, à l’univers de la mode tout entier.

Inaugurée à Berlin, puis et Édimbourg et Milan, l’exposition vivra le mois de mars sur les rives de la Seine avant de repartir pour le soleil de Palm Beach, en Floride.

Constantin Joffé, Vogue américain 1945

Irving Penn, Vogue américain 1949