Avec 40 tableaux réunis pour la première fois et de nombreux dessins inédits, la Fondation Cartier organise à partir du 14 novembre la plus grande exposition française consacrée à Yue Minjun, peintre chinois né en 1962. Celui qui a atteint en 2007 le record – aujourd’hui dépassé – de l’œuvre la plus chère de l’art contemporain avec « Exécution » a certes tenu a minimisé la portée de son œuvre qui fait irrémédiablement penser à la répression féroce du régime chinois et plus particulièrement celle de la place Tian Anmen en 1989, son usage systématique du fou rire répond par l’absurde à tous les totalitarismes. En se référant de manière évidente au « Tres de Mayo » de Goya, l’artiste n’a même pas à se risquer à l’opposition frontale d’un Ai Weiwei qui subit depuis quelques années les foudres du régime de Pékin dans le silence gêné de ses pairs.

Une exposition qui, pour Cartier, semble prouver qu’on peut marier mécénat de luxe, dissidence artistique et conquête des marchés émergents.

 

Exécution