Yeti Lane

Avec des températures nettement moins caniculaires qui, la veille, avaient confirmé les airs de mini-Coachella du Baleapop (avec ses éléments de scène et de régie tout en bois et voiles), le festival de Guéthary entamait sa troisième journée en se demandant s’il ne fallait pas prévoir un lieu plus grand pour l’accueillir l’année prochaine tellement étaient nombreux les visiteurs du vendredi soir (finalement plus d’un millier au bas mot). Fort heureusement pour ceux qui pensent que les arbres presque centenaires du parc du Musée de Guéthary sont les plus beaux abris pour des envolées « mystiques » comme Kate Wax les a qualifiées sur scène hier, l’affluence fut plus sereine lors de cette troisième nuit. La Suisso-Tibétaine su capter une attention volatile, car moins clubbing et teufeuse que vendredi, grâce à son univers sombre et possédé, quelque part entre The Knife/Fever Ray et… Kate Bush bien évidemment. Auparavant ce fut Yeti Lane qui installa son krautrock au départ un peu statique, mais vite charpenté et musclé devant une assistance basque qui s’y connaît en construction solide. JC Satan (dont on peut voir la merveilleuse réclame ci-dessous) pouvait clore en invoquant quelques bonnes vieilles sorcières descendues, on s’en doutait, des grottes de Zugarramurdi à quelques encablures de balai magique.

Le festival se poursuit cet après-midi sur la plage de Cénitz avec la révélation électro Rone (18h), et ce soir au Musée à 20h avec les Crane Angels et le très attendu Connan Mockasin.

 

Kate Wax

Kate Wax